Message du Président du Congrès

S’il est un phénomène qui s’est imposé comme un processus mondial inéluctable, c’est bien la mondialisation. Portée par la révolution technologique et informatique de la deuxième moitié du 20e siècle, la mondialisation a investi tous les aspects de la vie et de l’activité humaine.
C’est certainement dans le secteur de l’éducation et de la formation que les enjeux de la mondialisation suscitent le plus de réactions passionnelles. Brandie tantôt comme remède à tous les freins qui contrarient l’avènement de la société mondiale de la connaissance, la mondialisation est décriée tantôt comme porteuse de germes d’homogénéisation pouvant conduire à l’hégémonie d’un seul système éducatif impliquant de facto un appauvrissement culturel irréversible.
Le thème choisi pour le 15e Congrès de l’AMSE : Mondialisation et éducation, vers une société de la connaissance, traite donc d’une problématique qui déborde les simples questions didactiques et se trouve au cœur des stratégies de l’éducation pour tous les pays du monde. Ces stratégies sont interpellées de façon permanente pour :
- redéfinir les concepts d’identité et de souveraineté dans un environnement d’échanges d’informations libres et intercroisés;
- mettre en avant les particularismes régionaux, sources d’enrichissement et bannir les sectarismes porteurs de haine et de discrimination;
- mettre à jour les contenus pédagogiques dans un contexte d’innovation permanente;
- mettre en place les mécanismes qui permettraient d’équilibrer les échanges mondiaux afin qu’une grande partie du monde ne soit un réceptacle passif à la production d’une autre partie.
Telles, me semble-t-il, sont quelques-unes des questions qui feront l’objet de débat au cours de ce congrès mondial qui se tient à l’Université Cadi Ayyad de Marrakech. Nul doute que la cité ocre, carrefour de civilisations millénaires, constituera un plus pour la réussite de cette rencontre mondiale.
Boumediene Tanouti,
Président du 15e Congrès de l’AMSE-AMCE-WAER |