La pratique de la recherche scientifique a démarré à l'Université Cadi Ayyad en 1978 en même temps que les activités pédagogiques. Les premiers docteurs marocains qui ont intégré l'université ont joué un rôle pionnier dans la mise en place des premiers Laboratoires à la Faculté des Sciences Semlalia. Adossés, au démarrage, à une recherche fondamentale liée à la spécialité de leur créateur, ces laboratoires allaient progressivement prendre en charge des problématiques liés au développement régional (eau, écologie, valorisation des matières premières régionales, énergie solaire, développement durable,...).
Parallèlement à ces activités de recherche des traditions de formations par la recherche sont mises en place et vont déboucher sur une génération de chercheurs de grande qualité. Alliée à un recrutement ciblé, cette politique de formation va permettre à l'université de disposer dès les années 80 d'un potentiel de recherche riche, diversifié, dynamique et ouvert sur la coopération internationale et qui va faire de l'université Cadi Ayyad le fer de lance de la recherche universitaire nationale. Au fur et à mesure que des établissements nouveaux se créaient, ils s'intégraient naturellement dans la dynamique de recherche existante. L'évaluation du système de recherche national réalisé en 2003 notait la prééminence de l'université Cadi Ayyad dans le domaine des sciences et techniques et notamment l'excellence de sa production scientifique dans des domaines tels que les mathématiques, la géologie et les matériaux.
Une opération de restructuration de l'activité de recherche a été impulsée à partir de 2003. Elle vise à :
• Renforcer la recherche appliquée dans les domaines reconnus comme prioritaires au niveau national et régional et évaluer ses impacts par l'intermédiaire de l'incubateur de l'université et de l'interface Université-Entreprises.
• Consolider les activités de recherche existantes en facilitant la mobilité des chercheurs et en soutenant la valorisation de leur travaux de recherche notamment par la contribution financière et logistique à l'organisation des congrès et manifestations scientifiques
• Apporter les ajustements structurels et fonctionnels pour une intégration progressive au système de recherche européen en créant des entités de recherche de taille suffisante pour intégrer les grands groupes de recherche internationaux.
• Encourager l'activité de recherche dans les domaines des sciences humaines.
Pour atteindre ces objectifs, plusieurs initiatives concrètes ont été adoptées :
1. La création d'un fond de soutien à la recherche.
2. Le renforcement de la recherche appliquée notamment par le soutien apporté à l'Incubateur de l'Université.
3. La restructuration des entités de recherche sur la base d'un cahier de normes adopté par le Conseil de l'Université.
4. La création d'un Centre d'Analyses et de Caractérisation.
5. La création du Centre d'Etudes et de Recherche sur l'Eau et l'Energie
6. La création du Centres d'Etudes et de Recherche sur le Sahara.
7. La création d'un observatoire astronomique à l'Oukaïmeden.
8. L'abonnement aux revues électroniques ScienceDirect (Sciences et Techniques) et JSTOR (Sciences Humaines).
9. Le lancement par la Commission de la recherche scientifique et de la coopération de l'université d'une large réflexion sur l'évaluation des activités de recherche devant dégager les domaines d'excellence de l'université et ses faiblesses.
Le but final de l'ensemble de ces initiatives est d'arriver à un système de recherche cohérent et performant pouvant accompagner les efforts de développement entrepris par notre pays de façon optimisée.